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La prévention: qu'est-ce et en quoi cela consiste-t-il? La prévention est l'ensemble des mesures prises pour empêcher de survenir un danger, un mal ou un risque. Pour certains, prévenir, c’est mettre en garde, dissuader, empêcher. Pour d’autres, la prévention repose essentiellement sur l’information. Pour amener les gens à faire des choix favorables à la santé, il faut les informer, mais aussi leur permettre de développer leurs capacités de surmonter des conflits, de supporter des frustrations, de communiquer, de renforcer leur confiance en eux-mêmes et en leurs ressources
PREVENTION - VOYAGE PREVENTION - DROGUES PREVENTION - DIABETE PREVENTION - MALADIES CARDIOVASCULAIRES PREVENTION CARIE VACCINS DIVERS MOUSTIQUES
Avant de partir à l'étranger, il ne faut pas uniquement un billet d'avion et des papiers en ordre. Il vaut mieux préparer aussi sa trousse de médicaments et contrôler que les vaccins soient à jour. Cela évitera de devoir visiter les hôpitaux du pays de destination! Penser surtout à: - médicaments pour un traitement en cours - refroidissements - blessures et infections de la peau - tourista - soleil - insectes et allergies Le site www.safetravel.ch vous donne toutes les informations spécifiques sur 228 pays: vaccins, malaria et autres maladies endémiques, etc.
Cannabis - héroïne - cocaïne - ecstasy - tabac - alcool - ghb - crystal
Pourquoi commence-t-on à fumer, à boire, ...? Pour faire comme les autres? Par curiosité? Pour avoir des amis? L'amitié naît dans la confiance et l'authenticité. Pour oublier ses problèmes? Les drogues ne résolvent pas les problèmes, au contraire, elles en créent. Alors si vous avez des problèmes mieux vaut en parler avec quelqu'un de confiance, des amis, des parents, un enseignant... Le mieux est de ne jamais commencer... ce n'est que trop tard que l'on peut savoir si l'on maîtrise la situation ou si l'on est l'esclave de la drogue.
La fumée est nuisible pour quasiment chaque organe du corps humain. Elle entraîne de nombreuses maladies et altère l’état de santé dans son ensemble. Elle contient des milliers de particules chimiques, sous une forme solide ou gazeuse. Parmi les particules solides, on compte notamment la nicotine et les goudrons et parmi les particules gazeuses le monoxyde de carbone. Près de 60 particules solides et gazeuses contenues dans la fumée sont cancérigènes. Les principales substances de la cigarette La nicotine La nicotine est une drogue extrêmement puissante, qui augmente le rythme cardiaque et la pression sanguine. La nicotine pénètre dans l'organisme par inhalation de la fumée dans les poumons pour gagner ensuite le sang. Elle traverse la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau en 9 à 16 secondes (donc plus rapidement que par voie intraveineuse). Dans certaines régions du cerveau, elle trouve des récepteurs, s'y lie et entraîne ensuite la diffusion d'autres messagers neuronaux. Ce processus déclenche des sensations agréables que les fumeurs attendent avec impatience: légère augmentation de la capacité de concentration, détente et bien-être. Le souvenir de ces sensations positives associées à la cigarette s'incruste
dans la mémoire à long terme. La diminution du taux de nicotine dans le sang
provoque une augmentation du besoin de fumer. Si la personne devenue dépendante
ne fume pas, elle ressent les phénomènes de manque: une humeur dépressive, de
l'angoisse et des difficultés de concentration. Les goudrons Les particules de petite taille peuvent pénétrer dans le système sanguin, gagner l'ensemble du corps humain et provoquer le développement de cancers en des endroits très différents. Ce sont les goudrons qui colorent les dents et les doigts des fumeurs en jaune-brun. Le monoxyde de carbone
Fumée et santé: historique · En 1964, les plus hautes instances sanitaires américaines publiaient un premier rapport sur la fumée et la santé, concernant le cancer du larynx, la bronchite chronique et le cancer des poumons. · Au cours des années suivantes, d'autres maladies sont venues s'y ajouter, comme le cancer de la bouche et du pharynx, de l'oesophage et de la vessie, les affections cardio-vasculaires et les dysfonctionnements des organes reproductifs chez l'homme et chez la femme. · En 2004, les autorités sanitaires américaines ont rallongé la liste dans leur dernier rapport intitulé: «Conséquences de la fumée sur la santé» avec neuf nouvelles maladies: gingivite, cataracte, pneumonie, atteintes des artères abdominales principales, cancer de l'utérus, des reins, du pancréas, de l'estomac et leucémie myéloïde aiguë.
Des chiffres En Suisse, près de 8'000 personnes meurent chaque année des suites du tabagisme: 45% par des maladies cardio-vasculaires, 25% à cause des cancers des poumons, 18% des maladies des voies respiratoires et 12% à cause d'autres formes cancéreuses. En moyenne, les adultes fumeurs meurent 13 à 14 ans plus tôt que les non-fumeurs. La fumée est responsable de 90% des cancers pulmonaires mortels.
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Effets: A faible dose (moins de 0,5 pour mille), l'alcool excite le système nerveux central en diminuant l'inhibition normale. Il augmente la fréquence respiratoire et cardiaque. A dose plus élevée, il diminue les facultés de jugement et d'observation, et provoque l'incoordination motrice. A dose toxique, il provoque une dépression du système nerveux central, de la respiration et peut provoquer le coma voir la mort. L'intoxication chronique à l'alcool se manifeste par des troubles nerveux (polynévrite, delirium tremens) et hépatiques (cirrhose). Lorsque l'on devient dépendant à l'alcool, les points suivants sont ressentis:
La privation entraîne :
Il n'est donc pas facile de se libérer d'une dépendance à l'alcool. De l'aide extérieure est le plus souvent nécessaire et recommandée. Il n'y a pas de recette miracle, et chaque individu doit trouver son aide et sa solution pour se libérer de cette drogue.
Le cannabis ou chanvre indien est une plante dont on extrait la marijuana (feuilles séchées) et le haschisch (résine des fleurs pressée). La substance euphorisante la plus importante est le TetraHydroCannabinol (THC). Cette substance se dépose dans le tissus graisseux. Il faut donc beaucoup de temps (jusqu'à un mois) pour que cette substance soit complètement éliminée de l'organisme. Le cannabis a un effet euphorisant. Cependant, il provoque rapidement une dépendance. Les symptômes de manque sont faibles, car le THC reste longtemps dans l'organisme Les effets sur le cerveau sont les suivants:
La fumée de marijuana contient plus de goudron et de substances cancérigènes que celle du tabac. On diagnostique déjà des cancers des voies respiratoires supérieures chez de jeunes consommateurs. Le cannabis affaiblit aussi le système immunitaire, c'est à dire les défenses de l'organisme face aux bactéries et virus notamment. Il perturbe également le système hormonal, avec une perturbation du cycle menstruel chez la femme, et, chez l'homme, une diminution du désir sexuel, et peut-être une diminution des spermatozoïdes. Comme pour les fumeuses de tabac, les nouveaux-nés ont tendance à être plus petits chez les consommatrices de cannabis.
L'héroïne, ou diacétylmorphine, est un dérivé de la morphine, elle-même extraite du pavot somnifère. Elle a un effet euphorisant très rapide, mais entraîne également une très forte dépendance physique et psychique. Elle provoque une forte tolérance: pour obtenir le même effet, il faut toujours augmenter les doses, jusqu'à 10 fois les doses initiales! L'héroïne agit sur les récepteurs opiacés qui sont nombreux dans le cerveau, notamment dans les centres de la douleur et de la récompense. Elle agit négativement sur de nombreux organes qui ont aussi des récepteurs aux opiacés:
Les symptômes de manque ressemblent à ceux d'une forte grippe: agitation, fièvre, sueurs froides, nausées, vomissements, diarrhées, augmentation du rythme respiratoire, crampes, insomnies, fortes douleurs. Ils disparaissent après 3 jours environ. La méthadone est un substitut de l'héroïne dont l'effet dure environ 24 heures. Il est administré aux toxicomanes suivis médicalement qui désirent arrêter leur consommation de drogue. La méthadone est prescrite à doses dégressives
La cocaïne est extraite des feuilles de coca, un arbuste qui pousse dans la cordillère des Andes. Elle se présente sous forme d'une poudre blanche (neige, coco, coke). Elle se sniffe, s'injecte, ou encore se fume sous forme de crack (base libre). Ses effets sont stimulants: euphorie, hyperactivité, surestimation de soi, insomnie, agressivité. Ses effets négatifs se font vite sentir: hallucinations, état confusionnel, paranoïa, dépression, irritation. Vers la fin de l'effet de la dose, l'individu est épuisé. Lors d'une intoxication aiguë, le rythme cardiaque augmente, de même que la tension artérielle, la température du corps et la glycémie. Lors d'une overdose, le décès est dû à un arrêt cardiaque ou respiratoire. Lorsque la cocaïne est sniffée, la muqueuse nasale se détruit peu à peu. Il arrive que le sujet perde l'odorat ou voie sa cloison nasale perforée. La dépendance est très rapide et très forte.
L'ecstasy est un dérivé synthétique de l'amphétamine. Son nom chimique est 3,4-méthylène-dioxy-méthamphétamine ou MDMA. Son effet est une stimulation de tout l'organisme. Cet effet se fait sentir environ 30 minutes après la prise et atteint son point culminant après 2 heures. L'effet diminue environ 4 heures après l'ingestion. Le consommateur d'ecstasy devient agité, hyperactif, ne ressent plus de fatigue, voit sa température corporelle augmenter (plus de 40 degrés!) et ses réflexes sont plus rapides. Il a parfois aussi des tremblements, des troubles du rythme cardiaque, de l'hypertension, et souvent une perte d'appétit. L'euphorie qui suit la prise d'ecstasy peut se transformer en angoisse et même en crise de panique. Les yeux sont également touchés: oeil sec entraînant des lésions de la cornée. A long terme, les symptômes suivants peuvent apparaître: difficulté à se concentrer, irritabilité, manque de sommeil, épuisement, troubles de la parole et de la mémoire. Certaines modifications du cerveau peuvent être irréversibles, et des convulsions de type épilepsie peuvent apparaître, de même que la maladie de Parkinson. Des hallucinations et une modification de la perception de la réalité sont également possibles. L'ecstasy provoque une dépendance psychique Un décès peut survenir après avoir consommé de l'ecstasy. Les causes peuvent être les suivantes:
Le GHB (Gamma-HydroxyButyrate) est un stupéfiant qui se présente sous forme liquide. il était utilisé comme anesthésique dans les années 60. Il a été abandonné en raison de ses effets secondaires: nausées, vomissements, maux de tête qui apparaissent déjà à faibles doses. Avec des doses plus élevées, on observe une confusion mentale, des troubles de la parole, un sommeil subit. La respiration et le pouls sont plus lents. Les problèmes respiratoires engendrent de l'agressivité. Avec cette drogue, la mort est toujours provoquée par arrêt respiratoire, l'alcool augmentant ce risque mortel. Les symptômes de manque sont les suivants: insomnies, anxiété, tremblements. Ils durent entre 3 et 10 jours.
Cette nouvelle apparition d'amphétamine à action très forte fait des dégâts dans les petites villes des Etats-Unis. Elle est facilement fabriquée à partir de médicaments vendus pour soigner le rhume. On en devient très vite dépendant, et sa toxicité est importante, surtout pour le coeur. Les dérivés d'amphétamine ont un effet stimulant sur l'organisme: euphorie, hyperactivité, surestimation de soi, insomnie, agressivité. Lors d'une intoxication aiguë, le rythme cardiaque augmente, de même que la tension artérielle, la température du corps et la glycémie. Lors d'une overdose, le décès est dû à un arrêt cardiaque ou respiratoire.
Le principe du vaccin est toujours le même: injecter à une personne saine un germe pathogène affaibli ou une partie du germe pathogène (antigène) afin que le système immunitaire réagisse contre cet antigène en formant des anticorps. Des cellules dites "mémoires" gardent le souvenir de ce premier contact. Lorsque le germe attaque vraiment, le système immun est prêt à répondre rapidement et combat l'infection avant que celle-ci ne se propage. Le premier vaccin qui a été développé est celui de la variole en 1796 déjà. Le tétanos et la diphtérie datent de 1890, et le 20e siècle a vu le développement de nombreux vaccins (rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, grippe, hépatites, méningite, tuberculose, coqueluche,...). Les schémas de vaccination de l'enfance sont bien établis, et on ne peut que recommander de les suivre, non seulement pour son propre enfant, mais aussi pour les autres et diminuer ainsi l'incidence de la maladie dans la population générale. De nouveaux vaccins arrivent sur le marché, alors que d'autres, encore au stade de développement sont attendus dans les quelques années à venir. Les rotavirus sont responsables de nombreuses gastro-entérites à travers le monde. Chaque année, plus de 600'000 enfants de moins de 5 ans meurent des suites d'une déshydratation liée à ce virus à travers le monde, principalement dans les pays du sud. Ces maladies sont responsables de nombreuses hospitalisations dans les pays du nord. La déshydratation est le risque principal lié aux gastro-entérites. Les symptômes sont de la fièvre, des vomissements, des diarrhées et une certaine léthargie. La transmission du virus est oro-fécale, mais une transmission par voie respiratoire n'est pas exclue. Le virus est assez résistant en dehors du corps humain. Un nouveau vaccin, testé sur 140'000 enfants est déjà commercialisé dans une trentaine de pays. Il vient d'être accepté par les autorités suisses (Rotarix, de GlaxoSmithKline) pour les nourrissons de 6 semaines ou plus pour prévenir la gastro-entérite à rotavirus. Ce vaccin peut être administré parallèlement aux autres vaccins prévus dans les premiers mois de vie. 2 doses sont nécessaires. Il est administré oralement entre la 6e et la 14e semaine de vie. La deuxième dose doit être prise au moins 4 semaines après la première, entre la 12e et la 24e semaine. L'administration de ce vaccin ne doit pas être faite après la deuxième année de vie. Les enfants acquièrent presque tous une immunogénicité naturelle aux rotavirus entre l'âge de 3 à 5 ans. Les études ont montré que ce vaccin était efficace dans 78% à 90% des cas pour prévenir une diarrhée à rotavirus pendant la première saison et à 73% à 84% des cas pendant la deuxième saison. Les effets secondaires de ce vaccin étaient comparables
à ceux du placebo dans les études cliniques: ils consistaient notamment en
vomissements, diarrhées, douleurs abdominales. Une importance particulière a été
accordée aux invaginations intestinales comme complication à la vaccination, car
le premier vaccin contre le rotavirus a dû être retiré du marché à cause de cet
effet secondaire. Sur 63225 sujets en Finlande et en Amérique latine, aucun cas
d'invagination n'a été observé. Dans une étude européenne, un seul cas a été
observé. CANCER DU COL DE l'UTERUS Le cancer du col de l'utérus est provoqué par des Papillomavirus humains (HPV). Ces agents infectieux sont très présents dans les organes génitaux et se transmettent lors de relations sexuelles. Dans 80% des cas, ils ne provoquent pas d'infection. Ils sont cependant responsables de lésions précancéreuses et cancéreuses. Il y a de nombreux Papillomavirus humains différents. Mais dans la plupart des cas, ce sont les HPV 16 et HPV 18 qui sont impliqués dans la maladie. Les vaccins ciblent donc principalement ces deux souches. Ce vaccin contient des molécules qui imitent l'enveloppe du virus. Une demande d'enregistrement a été faite par deux maisons pharmaceutiques pour un vaccin de ce type. Il est disponible depuis janvier 2007 sous le nom de Gardasil. Il est destiné aux jeunes filles dans un premier temps. La vaccination nécessite 3 injections sur 6 mois. Elle a montré une grande efficacité lors des essais cliniques sur plusieurs dizaines de milliers de femmes. La protection dure au moins 4 ans. Le premier vaccin est sorti aux Etats Unis en juin 2006. Depuis fin 2016, ce vaccin est également recommandé pour les jeunes hommes.
PNEUMOCOQUES Les pneumocoques sont responsables d'infections sévères. Ces germes sont la principale cause de méningites chez l'enfant, surtout chez l'enfant de moins de 2 ans. Ils sont également responsables de nombreuses otites chez les enfants de moins de deux ans et de pneumonies chez les enfants de moins de 5 ans. Il existe un vaccin, le Prevenar, qui contient des antigènes correspondant à sept sérotypes de pneumocoques. Ce vaccin est très bien toléré, et est efficace à environ 70% contre les pneumonies. Il peut être administré en même temps que les autres vaccinations du nourrisson. Le schéma de vaccination comporte 3 injections, avec une injection de rappel entre 12 et 15 mois.
MENINGOCOQUES Les méningocoques du groupe C sont impliqués dans de nombreuses maladies surtout chez l'adolescent (entre 15 et 19 ans) et l'enfant (1 à 4 ans). Ils provoquent le décès des patients atteints dans environ 10% des cas, et laissent de graves séquelles neurologiques dans environ 20% des cas. C'est pourquoi cette maladie a un impact aussi fort dans la population. En Angleterre, ce vaccin est offert à tous les enfants depuis 1999. Plusieurs types de vaccins sont commercialisés, qui touchent plusieurs souches de méningocoques (meningitec, Menjugate et NeisVac-C). L'efficacité est comprise entre 93 et 96% chez les adolescents de 11 à 18 ans. Dans cette tranche d'âge, une injection suffit pour avoir une efficacité pendant plusieurs années.
ENCEPHALITE A TIQUE L'encéphalite à tique est une maladie liée à un virus transmis par les piqûres de tiques. Elle entraîne des symptômes de type grippaux avec de forts maux de tête, liés à une atteinte des méninges (méningo-encéphalite verno-estivale). Cette atteinte peut laisser des séquelles ou même provoquer le décès des patients. La Commission fédérale pour les Vaccinations et l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP) recommandent maintenant la vaccination contre l'encéphalite à tique pour tous les adultes et enfants (généralement > 6ans) habitant dans une région endémique. La primovaccination comporte 3 doses : la première au mois 0, la
deuxième entre le 1er-3ème mois, la troisième entre le 9ème-12ème mois. Des
injections de rappel sont recommandées tous les 10 ans .
ZONA La varicelle et le zona sont des maladies provoquées par le même virus, Herpes zoster. Le zona est une réactivation du virus de la varicelle à un âge plus avancé. Après avoir provoqué la varicelle, le virus zoster reste dans le corps à l'état latent, dans les ganglions sensoriels crâniens notamment. Il peut être réactivé et provoquer des vésicules cutanées, unilatérales. Cette réactivation peut être accompagnée de fortes de douleurs qui peuvent apparaître avant, pendant ou après (douleurs post-zostériennes) le développement des vésicules. Il semblerait que cette réactivation du virus de la varicelle sous forme de zona serait due à une baisse de l'immunité contre ce virus après un certain âge. C'est pourquoi, l'administration d'un vaccin permet de renforcer l'immunité et ainsi de diminuer le risque de développer un zona avec les douleurs qui l'accompagnent. Avec l’âge, l’incidence et la sévérité du zona augmentent et
de fortes douleurs post-zostériennes peuvent apparaître. Leur fréquence est
d'environ 36 % au dessus de 60 ans et de près de 50 % après 70 ans.
PREVENTION - MALADIE CARDIO-VASCULAIRE De nombreux facteurs peuvent influencer l'apparition de maladies cardio-vasculaires: on sait que: un taux élevé de cholestérol, le surpoids, le tabagisme, le diabète, l'hypertension le stress et une activité physique insuffisante sont des facteurs de risque.
Alors: Surveillez votre poids Arrêtez de fumer Faites de l'exercice régulièrement: au moins 30 minutes 3 fois par semaine Mangez sainement Faites contrôler votre tension artérielle
Il y a également certains facteurs de risque sur lesquels on ne
peut pas agir: il s'agit notamment de l’âge, du sexe, de l’origine
ethnique, des antécédents familiaux. - toute paralysie d’un membre, même brève (sentiment de « bras lourd »), - toute perte transitoire de la vision ou de la parole doivent être suivies d'une consultation en urgence, car
ce sont la plupart du temps des signes annonciateurs d’un accident vasculaire
cérébral.
L e diabète est une maladie caractérisée par un taux de glucose (sucre) trop important dans le sang. A long terme, trop de sucre entraîne une altération des vaisseaux sanguins et des nerfs et des maladies apparaissent, les plus courantes sont une rétinopathie, une néphropathie, des neuropathies périphériques, l'athérosclérse coronaire,... Prévention primaire: Le diabète de type II se caractérise par une élévation chronique de la glycémie. Il apparaît généralement chez des patients ayant un surpoids, et qui sont sédentaires. La seule prévention efficace est la perte pondérale, une alimentation saine, et surtout un programme d'exercice d'au moins 5 fois 30 minutes par semaine. Cela nécessite une bonne dose de volonté et de motivation!
Prévention secondaire: Si l'on a le diabète de type II, un traitement s'impose afin de diminuer la glycémie et de prévenir les maladies qu'une hyperglycémie chronique provoque. Celles-ci sont nombreuses, et débutent sans que l'on s'en rendent compte. Les patients doivent apprendre à mesurer leur glycémie au moyen d'un appareil, et à ajuster leur traitement en fonction des résultats. On parle souvent d'hémoglobine glyquée: de quoi s'agit-il? Le glucose pénètre dans les globules rouges et peut se lier à l'hémoglobine contenue dans ces cellules. Plus le taux de glucose dans le sang est élevé, plus la quantité de glucose qui se fixe à l'hémoglobine augmente. Cette hémoglobine sucrée est appelée hémoglobine glyquée. La valeur donnée (en pourcent) indique la quantité d'hémoglobine glyquée par rapport à l'hémoglobine totale. Normalement, elle se situe au maximum autour de 6% pour une personne en bonne santé. Chez un diabétique, elle ne devrait pas dépasser 7%. Chez une personne sujette aux hypoglycémies, une valeur plus élevée peut être acceptée. Cette mesure permet d'estimer la glycémie pendant les 6 à 10 semaines précédentes. En effet, la durée de vie d'un globule rouge est d'environ 3 mois. Le taux d'hémoglobine glyquée représente donc une mémoire de l'équilibre glycémique sur les 3 mois précédents.
LES CARIES et AUTRES PROBLEMES DE LA CAVITE BUCCALE A. LES CARIES La plaque dentaire est la principale cause de développement de caries et de la maladie parodontale. Cette plaque est formée de débris alimentaires, de cellules mortes, de mucine. Elle constitue un milieu de culture idéal pour les bactéries. La bactérie Streptococcus mutans est la bactérie qui est le plus souvent impliquée dans l'apparition de caries. Le milieu acide peut entraîner une décalcification de la dent. Dans ce cas, le fluor est très important, car il permet d'augmenter la résistance de la dent. La PROPHYLAXIE est le facteur le plus important pour maintenir les dents saines: hygiène et Fluor! Pour prévenir l'apparition de caries, une bonne hygiène buccale est nécessaire: - Brosser les dents dès l'apparition de la première dent, avec une pâte dentifrice pour enfant fluorée - A partir de 2 ans, brosser les dents 2 à 3 fois par jour - Chez l'adulte, brosser les dents avec une pâte dentifrice fluorée après chaque repas, utiliser du fil dentaire, des cure-dents ou des brossettes pour nettoyer les espaces inter-dentaires. Le brossage de la partie gingivale de la dent est la plus important. Le fluor joue également un rôle important: - il augmente la résistance de l'émail - il ralentit la décalcification de l'émail - il permet de stopper une carie débutante en participant à la recalcification de l'émail abîmé. On trouve le fluor dans les pâtes dentifrices, les gels et solutions dentaires, ainsi que dans le sel de cuisine, dans certaines eaux minérales. C'est déjà dans les années 40 que des chercheurs américains se sont rendus compte du rôle du fluor dans la prévention de la carie: l'adjonction d'1 mg de fluor par litre d'eau entraînant une nette diminution de la fréquence des caries chez les enfants.
B. Le choix du DENTIFRICE Le choix d'une pâte dentifrice ne doit pas seulement se faire pour son goût. C'est l'indice relatif d'abrasion de la dentine (ou RDA) qui est important. L'abrasion correspond à l'usure de la dent. Plus le pouvoir d'abrasion est grand, plus le dentifrice nettoie bien la dent. Un certain de gré d'abrasion est donc nécessaire, mais au-delà de 80, un risque de lésion de la dent existe. L'indice de RDA n'est pas obligatoirement inscrit sur les emballages, mais on le trouve souvent. Idéalement, il devrait se situer entre 40 et 80. La plupart des dentifrices se situent dans cette fourchette. En cas d'hypersensibilité du collet, un dentifrice de moindre abrasivité peut être recommandé. Qu'en est-il des agents de blanchiment? Les dents deviennent plus foncées avec l'âge, c'est naturel. Ce phénomène est accentué par la consommation de tabac. Le thé et le café peuvent également contribuer à une perte progressive de la blancheur des dents. Le blanchiment est une opération purement esthétique. Il devrait être fait par un professionnel. On utilise surtout le peroxyde d'hydrogène ou eau oxygénée. Les dentifrices dits de blanchiment sont généralement très abrasifs, et peuvent entraîner des lésions de la dent, du collet et des gencives.
C. La MAUVAISE HALEINE La mauvaise haleine touche de nombreuses personnes, sans que celles-ci en soit forcément conscientes. L'entourage a de la peine à se décider à l'informer. Dans la plupart des cas, la mauvaise haleine est due à une mauvaise hygiène buccale. Les bactéries présentes en grandes quantités dans la bouche, dégradent les restes alimentaires en substances volatiles malodorantes (acétone, soufre,...). Dans les autres cas, les mauvaises odeurs exhalées peuvent provenir de la circulation sanguine par l'intermédiaire des poumons. Dans ces cas, des maladies métaboliques sont souvent la cause, et il faut les rechercher. La mauvaise haleine du réveil est normale: pendant la nuit, la bouche est moins humidifiée par la salive, et les produits de dégradations buccaux ne sont pas évacués. Afin de diminuer la mauvaise haleine du réveil, il est conseillé de bien se brosser les dents et la langue le soir, ainsi que de passer le fil dentaire. Ces moyens mécaniques permettent de diminuer le nombre de bactéries dans la bouche. Certains aliments provoquent une mauvaise haleine: notamment l'ail, les oignons, les boissons alcoolisées... Que faire pour prévenir la mauvaise haleine? Les moyens mécaniques sont les plus adaptés: brosse à dents, brossettes inter-dentaires, fil dentaire, rinçages de bouche, râcloir de langue (la langue est souvent négligée, pourtant les bactéries y séjournent volontiers). On peut boire beaucoup pour augmenter la production de salive, mâcher des chewing-gums sans sucre, prendre des dragées à la chlorophylle.
D. Les APHTES Les aphtes sont des petites lésions blanches de la muqueuse buccale. Ils se localisent généralement sur les parties mobiles non kératinisées de la bouche (lèvres, langue, plancher de la bouche, oropharynx, palais). Ils provoquent une gêne pour manger, et sont généralement accompagnés de fortes douleurs. Ils durent entre 10 et 15 jours avant de disparaître spontanément. Aucun traitement n'est donc nécessaire. Cependant, certains médicaments peuvent apporter un soulagement passager et faciliter l'alimentation: ce sont des produits contenant un anesthésique local ou des bains de bouche. Ces médicaments n'accélèrent malheureusement pas la guérison. Leurs causes ne sont pas bien établies: Le stress, la fatigue et certains aliments (noix, agrumes, alcool, chocolat,...) ont été mis en cause, sans que cela soit réellement prouvé. Le virus de l'Herpes provoque également l'apparition de lésions aphteuses, mais ces lésions apparaissent également sur les tissus kératinisés de la gencive. De la fièvre et des douleurs accompagnent généralement une infection liée au virus de l'Herpes.
E. La GINGIVITE et La PARODONTITE Une bonne hygiène buccale permet aussi de diminuer le risque d'apparition d'une gingivite, ou inflammation de la gencive. Cette inflammation est caractérisée par un gonflement de la gencive, avec une rougeur, des saignements, et une déformation des contours normaux. Le sillon entre la dent et la gencive est plus profond, des aliments et des bactéries peuvent y pénétrer, créant ainsi des poches parodontales. La gingivite est fréquente lors de changements hormonaux: puberté, grossesse. Elle apparaît également lorsque l'hygiène buccale est mauvaise et que la plaque s'installe. La parodontite commence généralement par une gingivite. Les poches parodontales deviennent plus importantes et plus profondes. Les gencives perdent ensuite leur attache aux dents, puis il y a une perte d'os. A un stade plus avancé, les dents peuvent devenir mobiles, et les gencives régressent. Cette maladie ne provoque pas de douleur, sauf en cas d'infection. Le premier traitement est le renforcement de l'hygiène buccale: enlever le tartre, faire des bains de bouche à la chlorhexidine.
F. Les BACTERIES de la BOUCHE La bouche, comme l'ensemble de notre tube digestif comporte un grand nombre de microbes, dont les bactéries. elles ne sont pas toutes indésirables: certaines nous sont utiles. Il y a environ 300 sortes de bactéries qui séjournent dans notre bouche. La quantité de bactéries accumulées dans la bouche est influencée par la qualité du brossage, par l'état de la surface des dents. Plus les dents sont rugueuses, plus les bactéries s'accumulent. Il faut noter que le tarte augmente la rugosité des dents, et que le tartre est formé par les bactéries et les aliments que le brossage n'a pas éliminé. On est dans un cercle vicieux... Les bactéries de la bouche sont organisées sous forme de plaque dentaire. Les bactéries les plus néfastes sont les bactéries dites anaérobies, qui représentent environ 5% des bactéries. Ces bactéries vivent en absence d'oxygène dans les poches sous la gencive. Elle produisent des toxines irritantes et des enzymes capables de détruire nos tissus. On passe alors de la gingivite à la parodontite.
Les moustiques, sous nos latitudes ne présente qu'un désagrément passager. Il n'en est pas de même dans les pays à risque de maladie transmissibles par ces insectes: malaria, dengue, chikungunya,... Pour réduire le risque de se faire piquer par les moustiques, il faut porter des chemises à manche longue, de couleur claire, des pantalons, des chaussettes et des chaussures fermées. Il faut dormir sous des protections et éviter de sortir le soir après le coucher du soleil. C'est à ce moment là que les moustiques qui transmettent la malaria sont le plus actifs.
Différents produits pour repousser les moustiques sont disponibles: Le DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide). Cette substance, lorsqu'elle est appliquée sur la peau, repousse aussi bien les moustiques que les tiques, les puces et certaines mouches. Les produits à base de DEET existent à des concentrations allant de 5 à 40%. Les concentrations de 30 à 35% sont les plus performantes. Au delà, l'efficacité n'est pas meilleure. Une durée plus longue semble cependant observée. L'effet du DEET est de 6 à 12h. Il peut être utilisé à partir de deux ans. Il peut également être utilisé chez les femmes enceintes. Le DEET peut diminuer l'efficacité des crèmes solaires. Le DEET peut endommager les fibres synthétiques et les plastiques. Les intoxications et les allergies sont rares. La picaridine, un dérivé de la pipéridine, permet également d'éloigner des moustiques et les tiques. A forte concentration (environ 20%), ce produit protège pendant environ 8 heures. Cette substance n'irrite pas la peau et n'endommage pas les fibres synthétiques. Les dérivés à base de citronnelle n'offrent qu'une faible protection à très court terme ( moins d'une heure). Ils ne sont pas efficaces contre les tiques. Ils sont déconseillés dans les pays à risque de malaria. La perméthrine peut être appliquée sur les vêtements et les moustiquaires. Elle résiste à l'eau, la chaleur et la lumière. le traitement de l'habillement peut résister à plusieurs lavages. Elle est plus efficace que le DEET pour repousser les tiques. L'association de DEET sur la peau et de perméthrine sur les vêtements peut être la meilleure façon de se protéger contre les piqûres de moustique et de tique.
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