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Certaines questions reviennent souvent: cette page permet d'essayer d'y répondre brièvement. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poser, et nous nous efforcerons d'y répondre dans les plus brefs délais.
Génériques Taxes DHEA Hyperactivité Vaccin Cheveux Implants dentaire Syndrôme métabolique Reflux gastro-oesophagien Ostéoporose Protéine C réactive Cancer de l'intestin Tiques et Lyme Colon irritable Maladies des yeux Partage des comprimés
Les génériques: identiques ou non à l'original? La question du remplacement du médicament prescrit par un même médicament moins cher et identique se pose fréquemment. Les génériques sont définis comme des imitations de préparations originales enregistrées à Swissmedic. Ils devraient se caractériser par le même principe actif (y compris les formes de sel), posséder le même mode d'administration, le même dosage et les mêmes indications. Ils devraient ainsi être parfaitement interchangeables avec la préparation originale. Le contrôle des génériques est cependant minimal: jusqu'en 1991, Swissmedic ne contrôlait que l'absorption, et non la bioéquivalence des génériques. Depuis 1991, des tests de bioéquivalence sont exigés: on considère qu'il y a bioéquivalence si les valeurs mesurées sont de plus ou moins 20% de la préparation originale. Il y a maintenant de nombreuses industries qui fabriquent des génériques, ou qui vendent leur produit original sous un nom générique. Business is business! Si pour certains médicaments la substitution ne pose aucun problèmes, pour d'autres, qui ont une faible marge de sécurité avant l'apparition d'effets indésirables, il faut être plus prudent.
Les taxes sur les médicaments: à quoi correspondent-elles? C'est le 1er juillet 2001 que le système de rémunération des pharmaciens a changé: ce système concerne les médicaments figurants sur la liste des spécialités et faisant partie des listes A et B (sur ordonnance). Le pharmacien est payé pour son service indépendamment du prix des médicaments, et non plus sur une marge entre le prix d'achat et le prix de vente du médicament. Le système a été adapté pour corriger quelques lacunes, au 1er janvier 2007. On distingue maintenant deux taxes: la "validation médicament" et la "validation traitements". La validation traitements se monte à 3Fr25 par prescripteur et par jour, quelque soit la quantité de médicaments prescrits. Elle comprend les prestations suivantes: tenue du dossier, historique médicamenteux, contrôle des interactions sur la base du dossier pharmaceutique, vérification d'effets cumulatifs entre médicaments en fonction du dossier et de l'automédication, contrôle d'éventuels abus. En allant toujours dans la même pharmacie, le dossier est complet. Cela permet au pharmacien d'informer rapidement le patient en cas de problème. La validation médicament est de 4Fr30 par ligne de médicament. Elle comprend les prestations suivantes: - Vérification de l'ordonnance: dosage, renouvellement, limitations d'emploi, contre-indications, interactions, et prise de contact avec le prescripteur si nécessaire. - Conseils au patient: moment de la prise, durée du traitement, informations liées aux effets secondaires, instructions d'emploi pour les appareils, motivation à l'adhérence thérapeutique, vérification de la bonne compréhension des patients. - Choix de la taille d'emballage la plus économique en fonction de la durée du traitement et de la posologie, dispensation d'urgence Ces dispositions tarifaires servent à rémunérer le travail du pharmacien en relation avec la délivrance de médicaments. Elles peuvent être facturées quelque soit le régime de paiement (tiers payant ou tiers garant). Ces forfaits de prestations sont des prestations obligatoires et sont remboursés par l'assurance de base. Certaines personnes ont besoin de plus de conseils, ou d'écoute, et le temps consacré aux points mentionnés ci-dessus varie énormément d'une personne à une autre. Le système de santé reposant sur le principe de la solidarité, les forfaits sont identiques pour tous et les pharmaciens ne chronomètrent pas le temps passé avec chaque patient.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la DHEA
Remède miracle? Cure de rajeunissement?
La DHEA (déhydroépiandrostérone) est naturellement sécrétée dans le sang par les glandes surrénales. Sa production est maximale pendant la troisième décennie, puis diminue progressivement. Il y a une grande variation d'un individu à un autre. Elle se transforme en hormones sexuelles (androgènes et oestrogènes). Quand la DHAE peut-elle être utile? - Chez les patients souffrant d'insuffisance surrénalienne (lieu de fabrication de la DHEA), et qui éprouvent une grande fatigue, malgré une substitution en corticoïdes. - Chez les femmes de plus de 70 ans: diminution de la fragilité osseuse et amélioration légère de l'aspect de la peau (hydratation, pigmentation). - Chez les femmes souffrant de Lupus erythémateux, on a observé une diminution de l'activité de la maladie, et une réduction des besoins en stéroïdes.
Dans quels domaines la DHAE n'a pas d'effet démontré? - sur la mémoire - pour lutter contre le vieillissement ou rajeunir - sur la libido
Une substitution de DHEA n'est pas justifiée chez les personnes âgées, quelque soit leur taux sanguin. On ne connaît pas bien les effets secondaires de la prise de DHEA, mais une augmentation du risque de développer un cancer hormono-dépendant (sein, utérus, prostate) n'est pas exclue.
Le trouble de déficit d'attention: qu'est-ce? Le trouble de déficit d'attention est caractérisé par un état persistant d'inattention et d'impulsivité, avec ou sans hyperactivité. Il peut entraîner des troubles de l'apprentissage et influencer le comportement des enfants. On pense que ce trouble touche 5 à 10% des enfants d'âge scolaire, et 10 fois plus souvent les garçons que les filles. Il survient généralement avant 4 ans. Les enfants hyperactifs sont souvent décrits comme ayant été hyperexcitables et difficiles étant petits. Son origine n'est pas connue. On pense qu'il s'agit d'un problème au niveau des neurotransmetteurs du cerveau. L'inattention, l'impulsivité et l'hyperactivité sont objectivées par différents signes qui doivent être présents à au moins deux endroits (maison et école), et engendrer des problèmes scolaires ou sociaux:
Un soutien est primordial, pour aider l'enfant à comprendre son comportement, à s'autocontrôler, à maîtriser son environnement, à effectuer des tâches de longue durée. Le traitement médicamenteux consiste en la prise de psychostimulants, afin de réduire les symptômes à l'école. Il est recommandé de ne pas prendre les médicaments le week-end ni pendant les vacances scolaires.
Pourquoi dois-je faire vacciner mon enfant? Les vaccinations sont un moyen simple et sûr de protéger son enfant. Plus il y a d'enfants vaccinés, plus les maladies deviennent rares. Les vaccinations ne protègent donc pas que son propre enfant mais aussi les autres enfants et adultes. C'est en vaccinant toute la population que l'on peut parvenir à éradiquer une maladie de la terre, comme c'est le cas pour la variole. La vaccination permet de développer le système immunitaire contre une maladie en injectant les agents de cette maladie sous forme inactivée ou atténuée, ou encore sous forme d'antigènes seuls. La vaccination est donc la méthode préventive qui imite le mieux l'immunisation naturelle. C'est le moyen le plus sûr d'éviter des maladies pouvant être souvent plus dangereuses qu'on le croit. Dans notre pays, chacun est libre de se faire vacciner ou de faire vacciner son enfant, et seuls certains cantons demandent la vaccination contre la diphtérie (FR, GE, NE, TI) ou le tétanos (FR). Chaque vaccination peut produire un léger état de malaise. L'enfant peut être irritable, présenter de la température ou pleurer. Un peu paracétamol peut aider à faire baisser la température. Parfois la peau devient rouge, douloureuse ou tuméfiée autour du point d'injection. Un petit bouton peut aussi apparaître et disparaître après quelques semaines. Ces réactions sont tout à fait habituelles. Elles sont le reflet de la stimulation du système immunitaire par la vaccination. Pour toute réaction plus sérieuse, il vaut mieux demander l'avis du médecin. Pour d'autres informations sur les vaccins, cliquez ici.
La croissance normale du cheveux comporte 3 phases: Une phase de croissance ou anagène qui concerne 85 à 95% des cheveux et qui dure environ 3 ans Une phase de régression ou catagène qui dure environ 3 semaines et concerne le 1% des cheveux Une phase de repos ou télogène qui dure 3 à 4 mois et concerne 4 à 14% des cheveux Les cheveux poussent généralement d'environ 1,5 à 2 centimètres par mois. On perd naturellement environ 100 cheveux par jour. La chute des cheveux peut être due à une accélération du cycle avec raccourcissement de la phase de croissance. Cela se passe pour l'alopécie masculine et pour la chute des cheveux suite à un accouchement ou une grosse infection. Lors de chimiothérapie, le follicule pileux est touché en pleine croissance. Traitement: par voie générale, deux substances peuvent aider. Il s'agit de: L'acide pantothénique (vitamine du groupe B) joue un rôle dans l'apport énergétique au follicule pileux. La cystine ou d'autres acides aminés soufrés, qui sont importants pour les processus de kératinisation. Localement: Des shampooings doux avec le moins de détergent possible Des traitements visant à activer la circulation locale: massages avec lotions rubéfiantes ou vasodilatatrices. Le brossage léger est important: il permet d'éliminer les poussières et les cheveux en phase de chute, et il redonne du volume à la chevelure. Pour les alopécies masculines, le traitement est souvent décevant: on ne peut malheureusement pas s'attaquer à l'hérédité qui joue un rôle important, ni au facteur hormonal. Chez la femme par contre, l'administration d'oestrogènes peut aider. Ce qu'il faut éviter: - Teintures, permanentes - Lavages trop fréquents - Brossages trop violents
Elle est presque toujours réalisée sous anesthésie locale. Le chirurgien effectue une incision dans la gencive et, à l'aide d'un foret, réalise un petit trou dans l'os de la mâchoire. L’implant est alors mis en place. Entre la pose de l’implant et celle de la prothèse, il faut patienter entre six semaines et quatre mois pour que l'implant s'intègre parfaitement à l'os de la mâchoire. Les cellules du tissu osseux colonisent la surface de l’implant, formant une sorte de cal rigide (phénomène d'ostéointégration). C'est le même phénomène qui se produit lors de la cicatrisation d’une fracture du bras ou de la jambe. Cela permet à l'implant de résister à la force de la mastication. Après ce laps de temps, la fausse dent peut être vissée sur l'implant. Cette intervention n'est pas plus douloureuse qu'une autre du même type (extraction dentaire par exemple). Dans certains cas, le traitement par implant n’est pas indiqué: généralement lorsque la qualité et la quantité d’os sont insuffisantes, et c’est au chirurgien-dentiste de conseiller au mieux son patient. Avantages:
Les suites opératoires sont le plus souvent minimes. Le taux d'échec est faible : de 2 % à 5 %. Le tabagisme (plus de dix cigarettes par jour) multiplie ce risque environ par deux. L’âge du patient, lorsque ce dernier est en bonne santé et que l’os de la mâchoire est satisfaisant en quantité et qualité, n’apparaît pas aujourd’hui comme un facteur de risque. Le risque de surinfection est minime si l'opération s'est découlée dans de bonnes conditions d'asepsie. L'implant doit être contrôlé annuellement, et doit être bien entretenu par une bonne hygiène buccale. Coût: La pose d'un implant reste coûteuse. Il faut demander un devis à son dentiste. Tous les dentistes n'ont pas reçu la formation nécessaire à la pose d'implants, et il est vivement recommandé de bien se renseigner avant de se lancer dans cette opération.
L'ostéoporose est une déminéralisation du squelette. Les conséquences de cette déminéralisation sont un risque de fractures osseuses élevé, notamment au niveau du poignet, des vertèbres et de la hanche. En Suisse et dans les pays industrialisés, près de 50% des femmes et 20% des hommes souffrent d'ostéoporose. Les coûts liés à cette maladie sont très élevés, et les conséquences individuelles (douleurs, invalidité) sont importantes. Prévention L'exercice physique en général est bon pour les os et la masse musculaire L'apport de calcium dès le plus jeune âge permet d'avoir des os solides. On trouve le calcium surtout dans les produits laitiers. Dépistage La densitométrie osseuse de la colonne lombaire et de la hanche est l'examen généralement pratiqué. Les fractures de la colonne vertébrales passent souvent inaperçues, car elles sont asymptomatiques dans la plupart des cas. Les autres patients se plaignent de maux de dos, très fréquents dans la population. Pourtant, la perte de taille est une mesure simple, pour autant qu'il y ait une taille de référence. Traitement Calcium et vitamine D: ces substances sont administrées en premier lieu et peuvent être associées à tous les traitements. Le calcium est un composant important de l'os, et la vitamine D aide à absorber le calcium et à le fixer dans l'os. Hormones (oestrogènes): les oestrogènes diminuent la dégradation de l'os, augmentant ainsi la masse minérale. Biphosphonates: ces médicaments diminuent la résorption osseuse (la dégradation de l'os), et favorisent ainsi le reminéralisation de l'os. Les études montrent que ce traitement est efficace pendant une période de 5 ans au moins. On ne sait pas quels sont les avantages de faire un traitement plus long, bien qu'il ne présente pas de danger pour la santé. Les biphosphonates gardent leur activité pendant un certain temps après l'arrêt du traitement. Strontium: le strontium agit simultanément en augmentant la minéralisation de l'os et en diminuant la résorption osseuse. Il est en voie de commercialisation. des études chez des femmes âgées de plus de 80 ans ont montré que le risque de fracture était diminué de plus de 30% par rapport à un placebo. Hormone parathyroïdienne: Cette hormone stimule la formation de l'os et augmente ainsi la minéralisation osseuse et la microarchitecture du squelette. Ce traitement en est à ses débuts. Il doit être administré par injection, et est pour le moment réservé à des personnes sévèrement atteintes. Il présente un risque d'hypercalcémie. Des études ont montré qu'il n'y avait aucun bénéfice à l'associer à un biphosphonate.
Facteurs de risque d'avoir de l'ostéoporose Les principaux facteurs de risque sont les suivants: - Age > 70 ans - Ménopause avant 45 ans - Fractures ostéoporotiques - Anorexie mentale - Tabagisme et alcool - Apport en calcium inférieur à 500 mg par jour
- Médicaments: cortisone, anti-épileptiques,.. La liste n'est pas exhaustive
Le SYNDROME METABOLIQUE Qu'est ce que le syndrome métabolique? C'est une maladie d'évolution insidieuse qui a des conséquences malheureuses: elle multiplie par trois le risque de faire un accident cardio-vasculaire, et le risque de développer un diabète est aussi fortement augmenté. Avec comme conséquence une mortalité précoce. 5 critères sont pris en compte pour diagnostiquer cette maladie:
Le syndrome métabolique est diagnostiqué lorsqu'au moins trois critères sont présents. Pris isolément, ces critères ne sont pas alarmant. C'est leur association qui pose un problème. Afin de prévenir cette maladie, ou freiner son développement, deux mesures s'imposent: le mouvement et la diététique. Eviter les erreurs alimentaires: assiettes plus riches en féculent qu'en légumes, graisses animales en excès, alcool, pâtisseries, grignotage,... Sortir les patients de leur fauteuil, sans parler de sport: faire de l'exercice compatible avec la vie professionnelle: prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur, sortir du bus un arrêt avant, marche rapide, exercice selon les goûts,..
Qu'est ce que Le REFLUX GASTRO-EOSOPHAGIEN? Lors de reflux, le liquide acide de l'estomac remonte dans l'oesophage. Cela est le cas lorsque la valve qui se situe entre l'oesophage et l'estomac (sphincter) ne fonctionne pas parfaitement. Le liquide acide entraîne des brûlures au niveau de l'oesophage surtout, dont la membrane n'est pas faite pour recevoir une telle acidité. Cette affection touche entre 5% et 7% de la population. Le symptôme le plus
souvent rapporté est une sensation de brûlure au niveau de l'estomac. Mais
d'autres symptômes peuvent être présents:
Parfois, les symptômes restent très discrets, et le reflux n'est remarqué que lors d'apparition de complications. Le traitement consiste en l'administration de médicaments qui diminuent l'acidité de l'estomac. Les mesures suivantes peuvent être prises pour diminuer les symptômes: Ne pas se coucher après un repas Eviter la caféine, l'alcool, les épices et le tabac qui augmentent la sécrétion d'acide Manger légèrement Le reflux gastro-oesophagien devrait être traité. En effet, il peut y avoir des complications importantes liées à la présence d'acide chronique au niveau de l'oesophage.
A. Constipation Un nourrisson ne fait pas forcément des selles tous les jours. Il ne faut donc pas s'inquiéter trop vite: la constipation est souvent source d’angoisse chez les parents mais elle ne nécessite ni explorations ni traitement lorsque l’enfant ne présente aucun symptôme (généralement des maux de ventre). En cas de constipation, un apport de Magnésium peut s'avérer
efficace. L’utilisation d’une eau minérale riche en magnésium pour la
préparation des biberons est souvent recommandée. L’eau minérale Vittel
Hépar (France) est une eau fortement minéralisée et particulièrement riche en
magnésium (110 mg/L).
En Suisse, plus de 10'000 personnes souffrent d'un cancer de l'intestin. Chaque année, plus de 3000 cas sont nouvellement diagnostiqués, légèrement plus souvent chez les hommes que chez les femmes. On considère que 75% de l'ensemble des cancers colorectaux sont sporadiques, 20% liés à un terrain familial, et 5% dus à une prédisposition génétique particulière. Le pronostic de survie d'un tel cancer dépend de son degré d'avancement au moment du diagnostic, d'où l'importance d'un dépistage précoce. Plus on le découvre tôt, plus les chances de survie sont grandes. Si des métastases sont déjà présentes au moment de la découverte du cancer, le taux de survie à cinq ans est de l'ordre de 10%. Le cancer du colon est souvent précédé par la présence d'un polype bénin qui peut grandir et se transformer progressivement pendant des années avant de devenir malin. Un dépistage précoce pendant la phase bénigne permettrait d'éviter l'apparition d'un cancer. Le dépistage devrait donc être pratiqué chez les personnes à risque moyen, soit les personnes de plus de 50 ans, sans antécédents ni autres facteurs de risque. En présence d'un cancer du colon, les symptômes suivants peuvent être présents:
Il vaut alors mieux en parler à son médecin. Le risque de cancer est plus élevé chez une personne dont un parent (frère, soeur, parent) a eu un cancer de l'intestin ou des polypes, chez une personne qui a une inflammation chronique de l0intestin, ou encore chez une personne qui a ou a eu des polypes. La prévention de ce type de cancer consiste en une vie saine:
Dépistage: Colonoscopie La mesure la plus efficace consiste en un examen endoscopique du colon (colonoscopie). Cependant, ce test est mal accepté, car il nécessite une préparation lourde: l'intestin doit être nettoyé de tout résidu de selles. C'est pourquoi il faut prendre un laxatif puissant et ensuite boire beaucoup. Lors de l'examen, on insuffle de l'air dans le colon, puis on introduit, par l'anus, l'endoscope équipé d'une caméra afin d'examiner l'intérieur de l'intestin. Des prélèvements peuvent également être effectués, afin d'être analysés. L'examen dure environ 20 minutes. Il n'est pas obligatoirement remboursé par les caisses maladies. Il permet de détecter les polypes même petits et une tumeur à un stade débutant. Il devrait être pratiqué tous les 10 ans en cas d'examen normal. Des méthodes de dépistage moins invasives et moins pénibles sont donc attendues, méthodes qui devraient également être sensibles, simples, fiables et économiques. L'une des méthodes utilisée actuellement est la recherche de sang occulte dans les selles
Recherche de sang dans les selles Ce test consiste à rechercher des traces de sang invisible dans les selles. Le sang devrait provenir de pertes intestinales: les polypes comportent de nombreux vaisseaux sanguins qui peuvent être blessés facilement. Ainsi, de petites quantités de sang, pas forcément visible à l'oeil nu, peuvent se trouver dans les selles. Les tests les moins chers et les plus simples sont basés sur la réaction de l'hémoglobine (contenue dans les globules rouges du sang) avec de l'eau oxygénée. Ce test n'est malheureusement pas spécifique de l'hémoglobine humaine et peut donc être faussé par certains aliments, certains médicaments, ou d'autres provenances de sang (règles, hémorroïdes, infection urinaire). Les aliments figurant dans le tableau suivant ne doivent pas être consommés en tout cas trois jours avant d'effectuer le test et pendant le test: Aliments et médicaments à éviter:
Ce test n'est pas cher et est relativement facile à réaliser: il faut prélever deux échantillons de selles à l'occasion de trois émissions de selles consécutives. Il nécessite une discipline des personnes qui désirent le réaliser pour leur régime alimentaire les jours précédant le test. Une fois ne suffit pas, car les polypes ne saignent pas toujours, et il y aurait de ce fait trop de tests faussement négatifs. Un test faussement négatif donnent au patient un sentiment de sécurité trompeur et peut retarder des investigations en cas d'apparition de symptômes. Ainsi, si des symptômes apparaissent, il est indispensable de faire des investigations supplémentaires. Les tests de recherche de sang occulte dans les selles se sont révélés efficaces dans des études contrôlées sur de grandes populations. Ils permettent de dépister des cancers à un stade plus précoce et de réduire ainsi la mortalité associée à ces tumeurs, pour autant qu'ils soient répétés régulièrement. Ils devraient être pratiqués chaque année ou tous les deux ans pendant 10 ans pour diminuer de 20% la mortalité attribuée au cancer colorectal. Cette répétition diminue malheureusement la compliance des patients, et limite l'efficacité de ces tests. Tests immunochimiques Ces tests sont spécifiques à l'hémoglobine humaine. Il ne nécessitent donc pas de régime alimentaire. Ils ne permettent pas de détecter les hémorragies de la partie du colon la plus éloignée, car l'hémoglobine est dégradée dans le reste du colon et ne parvient pas intacte dans les selles. De ce fait, elle n'est pas détectée par l'analyse immunochimique. Ces test sont relativement chers, et peu d'études sont disponibles pour comparer l'efficacité de détection avec cette méthode. A suivre.
PROTEINE C REACTIVE et MALADIES CARDIO-VASCULAIRES La protéine C réactive a été découverte en 1930 dans le plasma de patients souffrant d'une pneumonie à P. pneumoniae. On lui a donné ce nom car elle se lie au polysaccharide C des parois des pneumocoques. La protéine C réactive (CRP sur de nombreuses analyses de sang), est un bon marqueur sanguin de l'inflammation. Elle est synthétisée par le foie, et sa concentration augmente rapidement en cas d'inflammation, lors d'une infection bactérienne, d'une inflammation articulaire (arthrite) ou encore dans certains cancers et lors d'infarctus du myocarde. On considère qu'une inflammation génère des concentrations supérieures à 5 mg/l de cette protéine. Ainsi, l'athérosclérose n'est pas seulement une maladie liée au dépôt de lipides sur la paroi des vaisseaux. L'inflammation joue un rôle important dans l'initiation de dans la progression des lésions athéromateuses. La CRP est retrouvée dans les parois vasculaires déjà au début de l'apparition de plaques. Elle jouerait un rôle dans le développement des plaques. Les chercheurs ont trouvé une forte corrélation entre une augmentation de la CRP et une perturbation au niveau des vaisseaux sanguins. Cette protéine C aurait un rôle prédictif intéressant dans l'apparition d'accidents cardio-vasculaire. Les analyses montrent que dans une fourchette normale, les taux les plus élevés sont associés à un risque beaucoup plus important d'hypertension artérielle. Plus sa valeur est élevée, plus le risque d'avoir un accident cardio-vasculaire augmente. Ceci est vrai chez les patients à risque, mais également dans une population apparemment en bonne santé. Lorsque les chercheurs analysent les autres facteurs de risque d'hypertension artérielle comme le tabagisme, le cholestérol ou encore l'hérédité, la CRP reste à elle-seule un indicateur du risque d'accident vasculaire.
La maladie de Lyme est due à une bactérie, Borrelia
Burgdorfei. On lui a donné le nom de Lyme, car elle a été identifiée en 1975
suite à une épidémie dans le village de Lyme dans la Connecticut (USA). Cette
bactérie est véhiculée par des tiques, essentiellement la tique du genre
Ixodes ricinus. Elle est présente non seulement aux USA, mais aussi en Europe,
en Russie et dans les pays baltes, ainsi qu'en Chine et au Japon. Les tiques qui
transmettent la maladie vivent dans les sous bois de plaine et de moyenne
altitude. Elles s'attachent volontiers aux promeneurs avec son rostre. Ces
derniers devraient contrôler leurs vêtements et surtout leur peau lors du retour
de promenade, de même que le cuir chevelu. Les enfants sont particulièrement
sujets aux piqûres de tiques. Ce sont surtout les tiques femelles au stade de
nymphes qui piquent, mais les adultes le font aussi.
Les tiques qui infectent l'homme sont petites et difficiles à voir. Une fois bien attachées à la peau, elles se gavent de sang pendant plusieurs jours. La transmission de la borréliose semble avoir généralement lieu lorsque la tique est en place depuis plus de 36 à 48 heures. Il est donc important de contrôler sa peau et d'enlever la tique le plus rapidement possible afin d'éviter le développement de la maladie. La Borrelia pénètre dans le corps par la morsure de tique et se dissémine dans l'organisme par le sang ou la lymphe. Quels symptômes provoquent la borréliose ou maladie de Lyme? Pour développer une maladie de Lyme, il faut avoir été piqué
par une tique, et que cette tique soit infectée par Borrelia burgdorfei. La maladie de Lyme répond généralement bien aux antibiotiques. Mais plus le traitement est commencé tôt, meilleurs sont les résultats.
Comment enlever une tique et que contrôler? 10 à 20 jours après la piqûre, il faut contrôler qu'aucune auréole rouge apparaissent autour du point de piqûre. Si des symptômes grippaux ou une auréole apparaissent, il faut consulter un médecin, car des antibiotiques seront nécessaires: plus la maladie est traitée tôt, moins les complications neurologiques, cardiaques ou articulaires risquent d'apparaître.
Le colon irritable ou colon spastique est un trouble fonctionnel du gros intestin qui engendre des douleurs abdominales, une sensation de gonflement, et des troubles au niveau de la défécation. On distingue généralement les patients ayant un colon irritable accompagné de constipation ou un colon irritable accompagné de diarrhées, ou encore, une alternance des deux. Apparition On ne connaît pas encore les causes de l'apparition du colon irritable. Cette maladie apparaît généralement chez le jeune adulte. Plusieurs causes ont été évoquées: la génétique, des allergies alimentaires, le stress, les suites d'une infection,... Symptômes Les symptômes sont souvent vagues. Mais une douleur abdominale chronique est présente. Celle-ci disparaît pendant le sommeil. Cette douleur est également soulagée par la production de selles. Le diagnostic est posé lorsque plusieurs des symptômes suivants sont présents:
Attention: si la douleur ou l'urgence interfèrent avec le sommeil, si on constate une perte de poids, ou la présence de sang dans les selles, il s'agit de quelque chose de plus sérieux, et il est nécessaire de consulter un médecin. traitement Le traitement consiste en laxatifs et régulateurs de selles pour les patients ayant de la constipation ou en antidiarrhéiques pour les patients avec diarrhées associées. Pour les patients qui n'ont pas de diarrhée associée, la prise de fibres solubles à raison de 20 grammes par jour peut diminuer les symptômes. Les antispasmodiques peuvent soulager la douleur. Récemment, un antagoniste de la sérotonine (tégaserode) a été mis sur le marché. Il semble donner des résultats chez les femmes ayant un colon irritable avec diarrhée.
Cette maladie touche entre 10 et 20 % de la population dans les pays de l'ouest. Elle n'est pas dangereuse, ni liée à l'apparition d'autres maladies graves du tube digestif. Cependant, elle engendre un impact négatif sur la qualité de la vie en raison de la douleur chronique, et des autres symptômes de gêne. Il est donc important de trouver un traitement personnel adéquat afin de soulager les symptômes et mener une vie normale.
Le GENOGRAMME Un génogramme est une représentation graphique d'une famille. Elle rassemble sur un même schéma deux à trois générations avec les liens qui unissent les personnes entre elles, les informations psychosociales et biomédicales des individus. Il représente un outil de travail pour un médecin qui peut recueillir les données de toute une famille et qui peut ensuite aborder plus facilement les troubles familiaux. Il informe le médecin sur l'histoire sociale et émotionnelle de la famille. On peut y voir quels types de relations les individus ont entre eux (domination - soumission - tradition - rigidité - ...), les croyances d'une famille, et les événements (mort - accident - maladie - crise financière - divorce - ...) qui ont pu avoir une influence sur le comportement d'une ou plusieurs personnes. Les symboles utilisés pour construire le génogramme sont simples et peu nombreux.
Il existe de nombreuses maladies qui touchent les différentes parties de l'oeil. Nous vous proposons de vous parler des plus fréquentes. Celles-ci peuvent être bénignes et disparaissent avec un peu de patience et quelques gestes simples. D'autres sont beaucoup plus sérieuses et nécessitent la consultation d'un ophtalmologue avec des degrés d'urgence différents. Maladies des paupières: blépharites, orgelets, chalazions La blépharite est une inflammation du bord de la paupière que devient rouge et tuméfiée. Il y a souvent une formation de croûtes. Cette inflammation est souvent provoquée par une infection. Une autre cause est une sécrétion anormale des glandes sébacées (blépharite dite séborrhéique, généralement associée à une dermatite séborrhéique). Lorsqu'une infection est présente, on administre des antibiotiques locaux. Sinon, une hygiène des paupières est requise, avec nettoyage des paupières quotidiens avec des médicaments appropriés. En cas de blépharite séborrhéique, il est important de soigner aussi la dermatite séborrhéique. Cette affection est souvent récidivante et peut devenir chronique. Les orgelets sont de petits boutons rouges et souvent douloureux sur la paupière. Ils ont au centre un petit point jaunâtre caractéristique d'un abcès. Lorsque l'abcès se rompt, la douleur disparaît et la guérison commence. L'orgelet guérit le plus souvent spontanément. Des pommades antibiotiques peuvent être utilisées localement. Le chalazion est un gonflement chronique d'une glande située dans les paupières. Au début, le chalazion ressemble souvent à l'orgelet. Puis, il reste une petite masse indolore dans la paupière. La plupart des chalazions disparaissent en quelques mois.
Maladies de la conjonctive: conjonctivite infectieuse ou allergique La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive (blanc de l'oeil). Celle-ci devient rouge et larmoyante. Elle peut être le signe d'une irritation passagère: pollution de l'air par les poussières, la fumée, etc. Elle peut être le signe d'allergie. Dans ce cas, la conjonctivite est souvent accompagnée de démangeaisons. Elle est aussi située dans les deux yeux à la fois. Lorsqu'elle apparaît brutalement, et est accompagnée de sécrétions purulentes, il s'agit le plus souvent d'une conjonctivite infectieuse. La conjonctivite infectieuse peut être due à des virus, des bactéries ou encore des champignons. Elle commence généralement sur un oeil et se propage souvent au deuxième oeil. L'oeil est rouge, les sécrétions sont purulentes, mais il n'y a habituellement pas de douleurs. Sans traitement, l'inflammation dure 10 à 15 jours. On peut administrer des collyres ou des pommades antibiotiques selon le germe incriminé. Lorsque la conjonctivite est virale, des lavages au sérum physiologique suffisent sauf pour le virus de l'Herpès qui nécessite un traitement approprié. La conjonctivite allergique est fréquente pendant la saison des pollens. Elle est souvent associée à une rhinite allergique. Le larmoiement est abondant et clair, et des démangeaisons sont ressenties. Les deux yeux sont le plus souvent touchés de la même manière. Le traitement consiste à appliquer pendant quelques jours un collyre anti-allergique.
Cataracte La cataracte est une opacification du cristallin. Cette opacification a pour conséquence une baisse progressive de la vision. Elle n'est pas douloureuse. Les causes du développement d'une cataracte sont multiples:
Le traitement de la cataracte est essentiellement chirurgical. Le port de lunettes peut améliorer l'acuité visuelle au début de la maladie. Lors de l'opération chirurgicale. Le cristallin est extrait de l'oeil. Une lentille de plastique ou de silicone est implantée dans l'oeil pour remplacer le cristallin. Suite à l'opération, un traitement local d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires est administré.
Maladies de la rétine: DMLA La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est la cause principale de la diminution de la vision chez la personne âgée. On ne connaît pas de facteur prédisposant. Cette maladie serait peut-être héréditaire, et pourrait être corrélée au tabagisme. On observe deux formes différentes: la forme sèche, où il y a une atrophie et la forme humide, caractérisée par une néo-vascularisation (exsudat) Cette maladie est indolore et touche les deux yeux. Le premier symptôme est souvent une distorsion de la vision d'un oeil. C'est la vision centrale qui est atteinte. La vision périphérique est conservée, de même qu'une certaine perception des couleurs. Les patients ont un déficit visuel qui correspond au niveau de la cécité légale. Il existe des traitements pour la forme humide (néo-vasculaire). Il s'agit d'anticorps monoclonaux qui agissent contre le facteur de croissance endothélial vasculaire: ce facteur de croissance joue un rôle important dans le développement de vaisseaux sanguins: deux anticorps de ce type sont commercialisés: le ranibizumab et le pegaptanib. Ils sont administrés par injection directement dans le corps vitré. Il existe également un traitement photodynamique avec la vertéporfine, une fluorescéine, injectée par voie intraveineuse. Aucun traitement n'est disponible pour la forme sèche.
Glaucome Le glaucome est souvent lié à une augmentation de la pression intra-oculaire, au dessus de 21 mmHg. Une pression trop élevée peut provoquer une lésion du nerf optique, et entraîner une cécité. Le glaucome est d'ailleurs la deuxième cause de cécité aux USA. De nombreuses personnes sont atteintes de glaucome, sans le savoir. Le glaucome peut être classé en deux catégories: le glaucome à angle ouvert, qui est le plus fréquent, et le glaucome à angle fermé qui touche environ 10 % des personnes atteintes de glaucome. Le danger de cette maladie, est qu'elle ne présente aucun symptôme précoce. Quand le patient se rend compte que son champ visuel est réduit, le nerf optique est déjà atteint même parfois à un degré assez avancé. C'est la vision périphérique qui est touchée en premier. La vision perdue à cause du glaucome ne peut pas être récupérée. Les facteurs de risque de développer un glaucome sont principalement l'âge, l'histoire familiale, la myopie et le diabète... Il existe de nombreuses gouttes ophtalmiques qui permettent de diminuer la pression oculaire et qui sont utilisées avec succès pour traiter le glaucome à angle ouvert. Une crise de glaucome à angle fermé est une urgence, car la vision peut être rapidement perdue. Pour le glaucome à angle fermé, un traitement au laser est définitif.
Il est tentant de vouloir partager un comprimé en deux ou plus: lorsque le dosage souhaité n'existe pas, ou pour des raisons économiques. Pour de nombreux médicaments, cela ne pose pas de problèmes, et même certains comprimés présentent une rainure qui permet de les couper de façon aisée en deux parties égales. Mais attention, une rainure peut aussi être là comme décoration. Il vaut donc mieux se renseigner auprès de son pharmacien ou de son médecin avant de couper un comprimé en deux. Lorsqu’un comprimé peut être partagé, il faudrait que les deux parties soient égales. Il n'est pas toujours facile d'obtenir ce résultat d'une part parce que les comprimés sont parfois durs, petits, glissants, et d'autre part parce que le patient n'est pas toujours des plus habile. Les comprimés ne devraient être divisés que peu avant leur utilisation pour éviter une altération des principes actifs qui peuvent être sensibles à la lumière, au contact de l’air ou à l’humidité. Les deux moitiés obtenues devraient utilisées lors de deux prises successives. Cela permet de compenser un éventuel sous-dosage ou surdosage lié à une division inégale. Le partage de comprimés peut aussi comporter des risques: modification de l'absorption, toxicité et irritation locales, erreurs de dosage,... Certains médicaments ne doivent JAMAIS être coupés: Les comprimés enrobés gastro-résistants Les comprimés à libération modifiée Les comprimés double- ou multi-couches Les comprimés contentant des principes actifs irritants, toxiques, sensibles à l'air ou à la lumière Les capsules de gélatine ou les dragées sucrées Quand les indications suivantes figurent dans l’information professionnelle ou l’information aux patients: «Les comprimés ne sont pas destinés à être fractionnés pour obtenir une demi-dose», ou «Les comprimés ne doivent pas être fractionnés».
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